Sur son promontoire, la forteresse est la partie émergée d’une histoire qui s’est étendue de la préhistoire à la seconde guerre mondiale. Pour le promeneur ou le randonneur, c’est un espace de découverte où il goutera à une certaine tranquillité loin des plus grands sites antiques de Grèce continentale.
Rien ne l’indique. La colline de Larissa a été un poste d’observation et de défense depuis des millénaires, une occupation humaine qui a traversé les tranches de l’histoire grecque. Cependant aujourd’hui seules les vestiges d’origine mycénienne et du moyen âge sont facilement visibles. Les traces antiques toujours présentes épousent le tracé des fortifications et peuvent être identifiées avec un oeil averti.

En gravissant les strates de la forteresse vous atteindre le sommet de l’acropole défendu par une enceinte avec des tours carrées. Ce n’est qu’avec le développement de l’artillerie au XVe siècle que de nouvelles tours rondes sont ajoutées.
Le plus remarquable des secrets de la forteresse se cache sous l’église de 1174, puisqu’on y a trouver des vestiges d’un ouvrage précédent du premier millénaire. Les ouvrages se sont succédés rendant la lecture des vestiges compliqués. Les Vénitiens (XIV-XVe siècles puis dès 1686), les Ottomans (1463-1686), les combattants de la révolution grecque (1821) auront tous posé leurs pierres à l’édifice en le transformant à leur façon ou contribuant à sa destruction.

Le visiteur « explorateur » marchera sur les traces de W. Vollgraff qui lança les premières explorations archéologiques au début du XXe siècle. Aujourd’hui, on n’y rend librement et des panneaux d’information vous guidera. La forteresse de Larissa Argo constitue l’une des plus belles forteresses de l’Argolide.
