Le château d’Aliénor d’Aquitaine est considéré comme le vestige le plus mythique de l’île d’Oléron tant il a fait l’objet de suppositions ou de recherches. Entre ceux qui affirment que les récentes recherches de 2025 ont mis au jour des vestiges de cette forteresse et ceux qui défendent avant tout une légende, il n’y a pas de consensus chez les spécialistes.
Le promeneur qui cherche du Château ou des vestiges visibles sera déçu. Le château des ducs d’Aquitaine détruit au cours du XVIIe siècle a été rayé de la carte au point où même pour des spécialistes il n’aurait pas existé tel qu’on peut l’imaginer.
Des habitants de longue date du Château d’Oléron rappellent que lors des travaux dans les rues et les cours de leurs habitation, des pierres ont régulièrement été ramenées des excavations. Et les éléments mis au jour en 2025 semblent finalement peu de choses en regard de ces découvertes anciennes.
Des travaux menés en 2025 auraient mis au jour un certains nombre de vestiges mineurs attribués de cette forteresse médiévale. L’histoire officielle raconte qu’au Xe siècle les ducs d’Aquitaine ont élevé leur château sur une zone adjacente de l’actuelle citadelle. Jugé trop vulnérable et pris à deux reprises pendant les guerres de religion, il sera détruit en 1630 quand l’actuelle citadelle sera construite. L’ancien château se situait en partie du glacis de cette dernière.
S’il est contemporain d’Aliénor, elle n’y aurait jamais résidé. Les informations historiques sont contradictoires et in fine peu nombreuses.
Du château et son attribution à Aliénor sont cependant associés aux « Rôles d’Oléron » les prémices du code du commerce maritime.
Les « Rôles d’Oléron »
Prémices du code du commerce maritime, les « rôles d’Oléron » ou « Jugements d’Oléron » sont au centre de nombreuses discussions et polémiques. Cette compilation de textes est associées à plusieurs auteurs.
Étienne Cleirac, jurisconsulte et avocat bordelais, grand spécialiste du droit maritime a affirmé dans son ouvrage « Us et coustumes de la mer » qu’Aliénor d’Aquitaine serait à l’origine de la compilation de ces usages au retour de croisade. Ainsi vers 1160, pour répondre à de nombreux pillages d’épaves sur les côtes découpées de l’ïle d’Oléron, elle s’y serait rendue pour faire justice. Le recueil serait une réponse publiée avec le sceau de la duchesse d’Aquitaine pour réglementer le commerce maritime.
Comme beaucoup de théories, elle s’appuie sur des idées récurrentes reproduites de siècles en siècles et notamment par l’historien Louis de Villepreux.
Les connaissances actuelles et les recherches de médiévistes tendent à réfuter l’intervention d’Aliénor dans cette publication. Cela ne remets pas en question le travail de synthèse d’Étienne Cleirac qui sera amélioré siècles après siècles.
